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Dératisation, désinsectisation, désinfection : que dit la loi ?

Selon la circulaire du 9 août 1978, article 125.1 et 130.5, tout citoyen a l’obligation de faire le nécessaire lorsque des cas d’infestation de nuisibles sont détectés dans le logement. Professionnels, administrations, particuliers propriétaires ou locataires, personne n’y échappe. Néanmoins, les mesures à prendre en cas de présence d’insectes nuisibles et parasites diffèrent selon les situations.

Qu’en est-il de la législation ?

La lutte anti-nuisible a été réglementée et rendue obligatoire pour tous les citoyens. Dès le constat de la présence d’insectes nuisibles, toute personne doit mettre tout en œuvre pour éradiquer le problème. Dès lors, deux solutions peuvent être mises en place. Soit la personne adopte des techniques de lutte qui lui sont propres, soit elle fait appel aux services d’un professionnel du secteur 3D (dératisation, désinsectisation, désinfection).

Selon le cas, les méthodes d’intervention peuvent être différentes. Pour un établissement qui opère dans la distribution alimentaire, par exemple, une dératisation et une désinfection doivent être effectuées régulièrement. Les travaux doivent suivre un cahier de charges qui comprend les produits utilisés et le professionnel qui est intervenu.

En ce qui concerne les propriétés privées, la loi est moins stricte. Ces établissements sont tout de même tenus de prendre les mesures et précautions nécessaires pour éradiquer les nuisibles. Entre autres, ils devront faire des dératisations de manière régulière et posséder des dispositifs de protection.

Entre locataire et propriétaire, qui se charge des frais ?

Il n’est pas rare de rencontrer des conflits entre propriétaire et locataire sur le problème des nuisibles. Malgré une attention minutieuse sur les règles d’hygiène et de sécurité dans les logements, les rongeurs et les cafards sont toujours présents, gâchant la vie des occupants des lieux. D’autant plus que les punaises de lit commencent à devenir de plus en plus nombreuses à infester les foyers. Plus résistantes aux insecticides, elles sont difficiles à éliminer. Leur éradication nécessite donc de faire appel aux services de sociétés d’extermination qualifiées. Et c’est là que se pose la question de la prise en charge des frais engendrés. Propriétaire ou locataire : à qui de payer ?

Selon la jurisprudence, les frais d’extermination des nuisibles en cas de location incombent au bailleur. Cela figure parmi ses obligations, notamment le fait de fournir à son locataire un logement en bon état. Néanmoins, les produits insecticides employés par les sociétés d’extermination font partie de ce qu’on appelle charges locatives dites « récupérables ». Cela veut dire que le propriétaire peut réclamer le paiement de ces produits. Les frais seront donc départagés : le bailleur se charge de la main-d’œuvre, le locataire des produits.

D’un autre côté, la loi oblige le locataire à entretenir son logement. Dans le cas où le bailleur arrive à prouver que la présence des nuisibles est due à un mauvais entretien, il se décharge de toutes ses obligations. Ce qui signifie que le locataire sera obligé de payer tous les frais d’intervention. Toutefois, les preuves pour attester de ce manquement à l’obligation d’entretien sont souvent difficiles à trouver.

L’usage d’un drone pour détruire un nid de frelons asiatiques

L’usage des drones se démocratise ces dernières années, inventant même un nouveau métier : “pilote de drone”. Ces pilotes sont particulièrement utiles dans des domaines qui nécessitent des images vidéos aériennes. Bonne nouvelle dans la lutte contre les frelons asiatiques, un nouvel usage des drones permet à présent de détruire les nids de frelons asiatiques.

Fonctionnement

Le fonctionnement est très simple en théorie. Le drone est équipé d’un spray actionnable par le pilote du drone lorsque l’appareil est bien situé à proximité du nid. Le pilote quant à lui est loin du nid, ce qui limite les risques.

Ce reportage très intéressant permet de voir l’usage du drone en action.

5 conseils pour ne pas attirer les nuisibles dans vos locaux

Certaines espèces d’animaux sont considérés comme “nuisibles”, c’est-à-dire que l’on peut les considérés comme des “mauvaises herbes” mais appliqué à la flore. Quelques gestes du quotidien permettent d’éviter de donner un environnement favorable à ces nuisibles (cf. rongeurs, fourmis, blatte …).

1/ Vider les poubelles régulièrement

Les poubelles peuvent contenir de nombreuses choses, incluant de la nourriture et leurs odeurs qui vont avec. Ceci est vrai pour la poubelle de la cuisine, mais il convient de penser à la réalité des faits : certains employés peuvent grignoter sur leur poste de travail et jeter les emballages dans la poubelle la plus proche de leur poste.

2/ Ranger les aliments

Il convient de ne pas laisser traîner de nourriture à l’air libre. Des boites hermétiques permettent de cacher ces aliments. Idem, pour la nourriture dans le réfrigérateur.

3/ Nettoyer la vaisselle

Rincer, ou mieux encore, laver les tasses et autres vaisselles, est une bonne pratique à suivre. Cela concerne la vaisselle dans l’évier de la cuisine, mais également les tasses qui restent sur le bureau avec des odeurs de café.

4/ Rincer avant de placer dans le bac de recyclage

Il arrive que le bac de recyclage ne possède pas de sac poubelle. Dès lors, si des déchets qui contenait de la nourriture sont placés dans le bac de recyclage, celui-ci peut être “taché” par la nourriture et cela va laisser des odeurs. Une bonne pratique consiste alors à rincer les déchets avant de les placer dans le bac de recyclage. Ou alors, tout simplement d’utiliser des sacs spécifiques pour les déchets recyclables.

5/ Surveiller les potentielles fentes autour des fenêtres et portes

Un environnement mal isolé peut laisser “porte ouverte” aux nuisibles. Pensez à avertir la personne adéquate si vous voyez des fentes au niveau des portes et fenêtre. Une bonne étanchéité empêche l’arrivé de certains nuisibles.

Bonus : garder l’échantillon si vous découvrez un nuisible

Si malgré tout un nuisible est repéré, une bonne pratique consiste à conserver ne serait-ce qu’une photo du nuisible, ou mieux encore l’échantillon du nuisible tué, afin que les professionnels puissent identifier avec précision le nuisible pour apporter les mesures adéquates.

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