Marché de la désinsectisation et de dératisation en France : ce qu’il faut savoir

punaise de lit

À cause de la pollution, l’agrandissement des villes et l’accroissement de la population, le nombre de nuisibles ne cessent de croître un peu partout en France et dans le monde. Ce fléau pose aujourd’hui problème de par le fait que les rongeurs et les insectes envahissent les lieux de vie, les locaux de travail ainsi qu’autres lieux publics. Et qui dit demande dit offre. Nombreuses sont les entreprises qui se sont spécialisées dans la désinsectisation et la dératisation en France. Mais qu’en est-il de ce marché si peu médiatisé ?

De quoi il s’agit ?

Regroupées sous le nom de la branche 3D, la désinfection, la désinsectisation et la dératisation sont des activités qui visent à protéger l’homme et son environnement des risques qui présentent les nuisibles tels que les rats, les mythes et les acariens. Les foyers, les commerces, les industries, les établissements et bien d’autres structures sont concernés par l’invasion. 

Les enjeux économiques des 3D

Pour illustrer l’ampleur des dégâts, la chambre syndicale des professionnels de la désinsectisation et de dératisation estime que le nombre d’opérations pour supprimer les punaises de lits a augmenté de 165 % entre 2013 et 2015. Il s’agit donc d’un marché florissant compte tenu de l’importance de la demande. 

Il est quand même intéressant de relever que ces dernières années, l’offre s’est accrue et de nombreux entrepreneurs se sont lancé dans la branche 3D. D’ailleurs, le nombre d’entreprises du secteur d’activité 8129 A a doublé entre 2010 et 2014 selon la statistique publique. En 5 ans, une hausse de 87 % a été constatée d’après le fichier de dénombrement des entreprises – Insee. 

En ce qui concerne le chiffre d’affaires, le Rapport de branche de la Désinfection, Désinsectisation et Dératisation annonce 624 millions d’euros pour les 780 entreprises concernées par l’étude en 2016. Il est important de souligner que ces sociétés emploient au moins un salarié relevant de la CCN 3D.

Les enjeux éthiques et environnementaux

Certes, éradiquer les nuisibles est d’une importance capitale. Cela dit, il ne faut pas oublier les enjeux environnementaux et éthiques de la branche 3D. 

Dans un monde où la santé de la planète est au centre de toutes les préoccupations, l’on ne peut pas se permettre d’utiliser des méthodes ou produits controversés. Les professionnels de la 3D sont donc contraints de faire preuve d’une grande adaptabilité. Il est, en effet, primordial de respecter la réglementation en vigueur. Les entreprises et les spécialistes de la branche 3D doivent, par exemple, être certifiés « certibiocide ». Ce certificat s’adresse aux utilisateurs et aux professionnels de la distribution de produits biocides. 

Les métiers

La branche 3D ne se résume pas au métier du professionnel qui éradique les nuisibles. Pour la bonne marche de l’entreprise, celle-ci a besoin de ressources gérant les métiers techniques (inspecteur qualité, chimiste, applicateur-hygiéniste, etc.) ainsi que les métiers supports (logistique, responsables des ventes, communication, etc.). On peut donc en déduire que la branche 3D est un domaine faisant appel à des professionnels de tous les secteurs. Celle-ci propose des métiers porteurs d’avenir.

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